Se déroulant durant l’époque d’Edo au Japon, Ringyo vous place dans le rôle d’un daimyo, un seigneur féodal chargé de développer sa propre province. Au départ, votre domaine n’est qu’une vaste forêt ancienne et sauvage. Au fil de cinq manches, chaque joueur façonne son territoire en plaçant simultanément ses samouraïs forestiers aux intersections du plateau afin d’accomplir différentes actions. Vous pourrez abattre des arbres pour construire des fermes et des châteaux, planter et étudier de nouvelles essences, développer l’agriculture pour nourrir la population, ériger des bâtiments offrant des récompenses et de l’honneur, ou encore lever une armée afin de soutenir le shogun à Edo.
Tout en aménageant leur province, les joueurs doivent également anticiper les caprices de la météo japonaise. La pluie favorise la croissance des forêts, mais peut aussi provoquer de dangereuses inondations. Les cartes Météo modifient constamment les régions concernées, obligeant chaque daimyo à prévoir les risques et à s’y préparer. Une province négligée face à de fortes pluies peut rapidement être ravagée par une succession d’inondations.
Grâce à leurs samouraïs forestiers, les joueurs peuvent exploiter l’un des quatre types d’arbres présents sur le plateau. Chacun fournit des matériaux spécifiques nécessaires à la construction de fermes et de châteaux, aussi bien dans leur province qu’à Edo. Toutefois, il est essentiel de préserver l’équilibre de la forêt en replantant, en étudiant et en favorisant la croissance de nouvelles générations d’arbres. Une exploitation excessive procure des ressources à court terme, mais expose ensuite la province aux inondations, à la destruction et à l’appauvrissement des terres. Trouver l’équilibre entre les besoins de votre domaine, les exigences de la nature et les demandes du shogun constitue la clé de la réussite.
Les joueurs ne doivent pas uniquement se préoccuper de leur propre territoire. Au centre de la table, Edo représente les attentes du shogun. Les différents daimyos y envoient des conseillers et rivalisent pour satisfaire les demandes impériales. Ceux qui répondent le mieux à ces attentes obtiennent des récompenses immédiates ainsi que de précieux points d’honneur en fin de partie.
En combinant enchères pour gagner les faveurs du shogun, placement simultané d’ouvriers dans sa province, adaptation permanente aux conditions météorologiques et compétition pour répondre aux exigences d’Edo, Ringyo récompense les dirigeants capables de concilier le développement de leur territoire avec les intérêts du pays, tout en adoptant une gestion durable et respectueuse de la forêt. Après cinq manches, le daimyo ayant accumulé le plus d’honneur remporte la victoire.