La course à l’espace était un mensonge.
Non, l’alunissage n’a pas été truqué. Il a bien eu lieu. Mais la Lune n’a jamais été le véritable objectif. Il fallait un spectacle pour convaincre les foules et justifier des budgets colossaux. Tandis que Neil posait le pied sur un rocher à 384 000 kilomètres de la Terre, d’autres foulaient déjà une exoplanète autour d’Ursae Majoris. Un voyage sans retour, sans parade ni gloire, mais au service de la nation. Les Russes sont arrivés les premiers, suivis des Japonais. Il faut désormais coloniser ce nouveau monde.
Godspeed est un jeu de placement d’ouvriers de complexité intermédiaire, pour deux à cinq joueurs, d’une durée de 60 à 90 minutes. Chaque joueur dirige une équipe scientifique représentant les États-Unis, le Japon, l’Union soviétique, les Nations européennes ou l’Inde. La partie se déroule en dix manches, chacune divisée en quatre phases : une phase de négociation au Conseil pour gérer des événements, une phase d’enchères pour obtenir des ressources, une phase d’actions par placement d’ouvriers, puis une phase de résolution où l’on produit et récupère ses équipes.
Les points, appelés prestige, sont gagnés sur quatre pistes, ainsi qu’en accomplissant des jalons, des objectifs et en exploitant des reliques anciennes. La nation totalisant le plus de points remporte la partie.