Jean du Poël a commercialisé ce jeu pendant environ un an avant que son nom ne soit changé en Les Grands Batisseurs en 1998.
Le jeu comprend un bel ensemble de grandes tuiles épaisses représentant les bâtiments d’une ville. À chaque tour, les joueurs enchérissent pour une seule tuile de bâtiment et la moitié de la somme payée revient au joueur qui a lancé l’enchère. Lorsqu’un joueur commence à construire sa ville, il place ses tuiles dans l’ordre en respectant une seule contrainte : deux tuiles adjacentes ne peuvent pas être du même type. Les types de bâtiments sont les hôtels de ville, les églises, les tours et les portes. Quand l’un des deux paquets de pioche est épuisé, les villes sont évaluées selon leur symétrie et celle qui obtient le plus de points l’emporte.
Les règles sont les mêmes pour les deux versions. Deux paquets de vingt cartes contiennent des remparts, des tours, des portes, des églises, des hôtels de ville et d’autres éléments. Pendant la partie, un paquet est face visible et l’autre face cachée. Chaque tour comporte trois étapes. Le joueur lance d’abord un dé pour améliorer ses finances, les résultats de un à cinq rapportant de l’argent tandis que la sixième face donne un jeton de sabotage. Ensuite, lui seul peut regarder la carte cachée du dessus avant de faire une offre sur l’une des deux cartes visibles au sommet des paquets. Les autres joueurs enchérissent alors. Si le joueur qui mène l’enchère gagne, il paie la banque et prend la carte. Si un autre joueur l’achète, il paie la moitié à la banque et l’autre moitié au joueur qui a lancé l’enchère. Enfin, le joueur peut soit construire en ajoutant une carte à sa ville, soit saboter une carte d’un adversaire. Le joueur visé doit alors payer la valeur de la carte ou la retirer.
La partie se termine lorsque l’un des deux paquets est épuisé.