Dans Assyria, les joueurs incarnent des tribus vivant en Mésopotamie et cherchant à se développer dans le désert ainsi que dans une zone fertile limitée située entre deux fleuves qui divisent le plateau. Pour gagner du pouvoir, représenté par des points, ils construisent des ziggourats servant d’avant-postes permanents, des puits, font des offrandes aux dieux et tentent de s’attirer les faveurs des nobles d’Assur, capitale de l’Assyrie. Le jeu est un eurogame accessible, centré sur le dilemme entre gains rapides à court terme et investissements à long terme.
Chaque cycle commence par une phase de collecte de ressources et de détermination de l’ordre du tour, les joueurs choisissant des cartes nourriture, le joueur le mieux pourvu jouant en dernier. Vient ensuite l’expansion sur le plateau, où les joueurs forment des chaînes ou des groupes de huttes en payant avec leur nourriture afin de gagner des points ou des chameaux, la monnaie du jeu. Enfin, les chameaux sont dépensés soit pour des bonus immédiats auprès des nobles d’Assur, soit pour des investissements durables comme les offrandes et la construction de ziggourats.
La partie se déroule sur trois ères, chacune suivie d’une crue qui nettoie partiellement le plateau tout en valorisant les investissements réalisés. Des points sont régulièrement marqués pour les huttes, surtout celles situées sur les terres fertiles, et pour les ziggourats. En termes de complexité, Assyria se situe entre les titres les plus légers et les plus exigeants de la gamme Ystari.