Dans un futur proche, les techniques de nanofabrication permettront de créer des matériaux extraordinaires atome par atome, mais uniquement dans les conditions de microgravité et de vide spatial. Entreprises privées et agences gouvernementales rivalisent pour installer une usine de mécanossynthèse sur un astéroïde carboné. Pour cela, elles accumulent des réserves d’eau dans des dépôts orbitaux, utilisées comme carburant, et déploient des robonautes télécommandés pour effectuer les tâches nécessaires.
La clé du succès réside dans l’eau en orbite terrestre basse, appelée LEO. D’abord coûteuse à acheminer depuis la Terre, elle peut être obtenue avec bien moins d’énergie depuis la Lune, les lunes martiennes ou d’autres corps riches en glace grâce à l’utilisation des ressources in situ, ou ISRU. Maîtriser cette technologie offre un avantage stratégique majeur.
Dans High Frontier, les joueurs incarnent des gouvernements cherchant à bâtir un programme spatial capable d’exploiter les ressources et de coloniser le système solaire. L’eau en LEO sert de monnaie pour acquérir des brevets liés aux propulseurs, raffineries et robots. Concevoir un vaisseau efficace exige d’équilibrer puissance et légèreté, car plus il est lourd, plus il consomme de carburant. Des points de victoire sont attribués pour l’extraction réussie de minerais et les avancées technologiques ou exploratoires.