Nous retournons à l’époque lointaine où l’homme vivait dans une grotte et la femme dans une grotte voisine, et où le langage se limitait à quelques grognements et gestes. Aussi primitifs fussions-nous, nous rêvions déjà de dominer les autres en devenant chef du clan.
Dans Ouga Bouga, les joueurs doivent répéter une suite de sons gutturaux, puis l’allonger. Au début de chaque manche, chacun reçoit trois cartes face cachée qu’il garde secrètes. Chaque carte présente un mot et une illustration, comme « Miti » pour mammouth laineux ou « Atrrr » pour le feu. Le premier joueur pose une carte au centre, prononce le son, puis désigne quelqu’un en disant « Ha ! ». Ce joueur ajoute une carte, répète les sons dans l’ordre, puis choisit un autre joueur. Certaines cartes imposent aussi un geste, comme tirer la langue ou frapper la table.
La manche se termine soit lorsqu’un joueur est accusé d’erreur par des « Ho ! » et récupère ou cède les cartes selon la justesse de l’accusation, soit lorsqu’un joueur pose sa troisième carte, répète correctement la suite et conclut par « Ouga Bouga ! », puis distribue les cartes. Après chaque manche, tous complètent leur main à trois cartes. Quand la pioche est insuffisante, la partie s’arrête et celui qui a le moins de cartes l’emporte.